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L’édito de Bénédicte Hautefort

Pourquoi le premier IPO de 2020 s’est fait sur EuroNext Growth

10 février 2020. Premier jour de cotation pour la midcap « Munic », société d’intelligence artificielle spécialisée dans l’automobile. Ce n’est pas un hasard si la première introduction en bourse à Paris cette année  se fait sur EuroNext Growth. Cette place de marché séduit toujours plus.

Un peu d’histoire. EuroNext Growth a 15 ans – 2005 est l’année de création d’AlterNext, ancien nom d’EuroNext Growth. EuroNext, qui fête cette année ses 428 ans ( !) a été alors la première du monde à créer une place de marché dédiée aux valeurs moyennes.

Elle rassemble aujourd’hui plus de 200 valeurs, et s’agrandit chaque année.  En 2019, 8 sociétés se sont introduites sur EuroNext Growth, à comparer à 2 sur Euronext (les très médiatiques opérations Française des Jeux et Verallia). Les rumeurs de marché annoncent encore plusieurs IPO en préparation, surtout des tech et des biotech. A ces introductions en bourse s’ajoutent 5 sociétés passées d’Euronext à Euronext Growth, séduites par les règles plus souples de cette place de marché : Lanson-BCC, Safe Orthopaedics, LDLC, Le Tanneur, DNX Corp. Quatre leur emboîtent le pas, ce début 2020 : Geci International, Pixum Vision, Archos et Mr Bricolage.  Au total, on peut penser que 2020 sera encore une bonne année pour EuroNext Growth.

Et pourtant, ce n’est pas facile d’être cotée quand on est une valeur moyenne. On aurait pu penser qu’elles seraient nombreuses à jeter l’éponge, après les vents de face essuyés en 2019 – la plupart de ces entreprises ont, au mieux, assuré la stabilité de leur cours de bourse, quand les grandes valeurs du CAC 40, plus liquides,  affichaient des +20%. On aurait pu penser aussi que les dirigeants de ces entreprises seraient tentés de se financer plutôt par le capital-investissement – les « packages » pour les dirigeants y sont en général plus élevés.

Alors, qu’est-ce qui les motive pour entrer sur EuroNext Growth et y rester ?

Le premier moteur est l’attrait irremplaçable de la Bourse : à l’international, être coté en bourse donne une image rassurante et une notoriété immédiate. Le coût de cotation n’est pas seulement celui de l’accès à un financement, c’est aussi l’accès à un statut.

Le second moteur, tout aussi important, est spécifique à EuroNext Growth. Cette place de marché est régulée et non réglementée, ce qui est une grande nuance : le même devoir de transparence pour les actionnaires, mais pas d’obligation d’information trimestrielle, plus de « DEU », plus d’IFRS, et un coût de cotation bien moindre. EuroNext, la vieille dame de 428 ans, a bien compris où aller chercher la croissance.

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