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La veille de l'HebdodesAG

La seule qui repose sur la présence effective à toutes les assemblées générales

L'invité(e) est :

Benoist Grossmann

Managing partner chez Idinvest et vice-président de France Invest

" Nous travaillons évidemment avec le management pour structurer les organes de gouvernance "

L’invité de la semaine, Benoist Grossmann, managing partner chez Idinvest et vice-président de France Invest

« Nous travaillons évidemment avec le management pour structurer les organes de gouvernance »

Les dernières années ont été très faibles en terme d’IPO sur les marchés français, et 2019 est encore plus faible, comment expliquez-vous cela ?

C’est vrai que les dernières années ont été peu actives en terme d’IPO en France. Ce n’est pas obligatoirement signe que les marchés ne vont pas bien, mais c’est plutôt un manque d’alignement des planètes le jour J. Lorsque l’on prévoit une introduction en Bourse, on y travaille 4 à 5 mois avant la date choisie pour la mise sur le marché. Mais rien ne nous garantit que la veille, le marché n’aura pas perdu 1 à 2%, ce qui met un terme à la procédure d’introduction en Bourse. En effet, les investisseurs n’auront probablement pas l’appétit nécessaire à la réussite de l’opération. L’IPO reste une alchimie compliquée.

Est-ce que, en tant que fonds d’investissement, vous préparez l’entreprise et notamment sa gouvernance, pour réussir son introduction en Bourse ? 

Notre métier est d’investir dans des entreprises et de leur donner les moyens de se développer. Nous mettons en place des process quant à la performance de l’entreprise mais nous aidons aussi à structurer la direction financière. En ce qui concerne la gouvernance de l’entreprise, même si ce n’est pas compliqué à réaliser, nous travaillons évidemment avec le management pour structurer les organes de gouvernance. Le conseil d’administration, évidemment, avec un nombre déterminé d’administrateurs indépendants et si l’entreprise va en Bourse, une mixité hommes-femmes respectée. Nous aidons aussi à structurer les différents comités : audit, rémunération, stratégique. Tous ces process permettent à l’entreprise d’être prête à voler de ses propres ailes en Bourse, si l’opération se réalise.

Les fonds ont souvent un siège au conseil d’administration, en quoi consiste votre rôle ?

Nous investissons financièrement dans les entreprises, mais nous les accompagnons aussi à travers les changements que nous leur demandons. En étant présent au conseil, nous participons aux décisions stratégiques, nous mettons à disposition nos carnets d’adresses pour recruter les bonnes personnes, que ce soit à la direction ou dans les comités exécutifs. Toutes les entreprises sont uniques, mais c’est vrai que d’avoir un poste d’administrateur nous permet d’avancer dans la même direction que le management qui est celui qui prendra les décisions en dernier ressort. Et évidemment, nous travaillons aussi avec l’entreprise lors de son introduction, en amont de celle-ci comme après.

Et une fois introduite en Bourse, qu’advient-il de votre siège d’administrateur ?

Nous n’avons pas vocation à rester sur le long terme au conseil d’administration de nos participations, d’autant moins lorsqu’elles s’introduisent en Bourse. Nous continuons à les accompagner quelques temps, durant 1 ou 2 ans, puis nous sortons, même si dans la pratique, il est plus compliqué de vendre ses titres lorsque l’on est administrateur. Mais l’objectif est bien de sortir à terme et de laisser la société vivre sa vie boursière.

Benoist Grossmann est Directeur Général d’Idinvest Partners.

Il a rejoint la société en 2002, a été nommé Membre du Directoire en 2003 et intervient principalement dans l’activité Capital Innovation & Croissance.

Avant d’intégrer Idinvest Partners, Benoist a exercé dans plusieurs fonds de capital-risque pendant plus de 10 ans. Il était auparavant un des partners de Viventures de 1998 à 2002 et Investment Manager à la Financière de Brienne. Préalablement, il a exercé plus de 10 ans dans l’industrie en tant que spécialiste des systèmes laser au sein d’EDF, de la NASA et de Thomson-CSF Optronique pour lequel il est inventeur de 5 brevets et auteur d’une vingtaine de publications.

Benoist a été élu Vice-Président de l’Afic en juin 2016. Il a également été nommé censeur au sein du Conseil d’Administration de Bpifrance depuis juillet 2016. Il siège actuellement aux conseils de Winamax, Ogury, Molotov et Frichti et précédemment aux conseils de Criteo, Dailymotion, Deezer et Meetic.

Benoist est titulaire d’un Doctorat de physique (Université de Paris VI) et d’un MBA de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.

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