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La seule qui repose sur la présence effective à TOUS les rendez-vous des sociétés cotées : assemblées générales annuelles et extraordinaires, présentations de résultats semestriels et annuels, investor days

La veille de l'HebdodesAG

La seule veille qui repose sur la présence effective à TOUS les rendez-vous de 700 sociétés cotées en France et à l'étranger : assemblées générales annuelles et extraordinaires, présentations de résultats semestriels et annuels, investor days

L'invité(e) est :

L’invité de l’Hebdo : Alexandre Ricard

« S’il y avait encore plus d’actionnaires individuels et en particulier français, j’en serais très heureux ».

Vous avez frappé les esprits en affirmant « s’il y avait encore plus d’actionnaires individuels et en particulier français, j’en serais très heureux ». Dans une phase de recul de l’actionnariat individuel depuis plusieurs années, vous vous placez à contre-courant ?

Oui. L’actionnariat individuel, pour nous, c’est culturel, cela fait partie de notre histoire et de notre héritage. C’est vrai que lorsque Paul Ricard, en 1932, a fondé la société Ricard, l’un de ses objectifs était que l’ensemble de ses collaborateurs soient heureux. C’est pour cela qu’il a été l’un des premiers, sinon le premier, à lancer la participation des salariés dans la société, et donc l’actionnariat salarié. Par la suite, lorsque Ricard a fait son IPO, et est devenue une société cotée en bourse, il y a eu beaucoup de collaborateurs de Ricard qui se sont sentis vraiment actionnaires heureux. Pour ce groupe qui est fier d’être français, d’avoir des racines françaises même si c’est devenu un groupe mondial, ce serait bien d’avoir une base d’actionnaires français. Moi-même je suis un actionnaire individuel, et je suis tellement content de l’être.

 

Ce qui est atypique, c’est d’avoir développé l’actionnariat individuel en commençant par l’actionnariat salarié. Qu’est-ce que cela change pour vous ?

 

C’est fondamental. Les salariés, parce qu’ils sont actionnaires, font partie de l’aventure, ils se sentent propriétaires. Quand on participe à une société en ayant un état d’esprit de propriétaire, on gère cela sur le long terme, et on gère cela surtout comme si c’était à nous. C’est très important parce que c’est comme cela qu’on crée de la valeur chez nous. Les 18 442 salariés apportent chacun leur pierre à l’édifice de Pernod-Ricard, et c’est cela qui est magnifique.

 

Qu’est-ce qui se joue dans un événement comme celui de l’assemblée de Pernod-Ricard, compte tenu de la structure du capital qui ôte tout suspense sur l’issue des votes ?

 

D’abord, l’issue des votes n’est pas si certaines que cela – pour mémoire, il y a quelques années, nous avons vu des résolutions qui n’étaient pas passées. Mais l’assemblée générale annuelle de Pernod-Ricard, c’est bien plus que cela. C’est justement notre rendez-vous annuel avec nos actionnaires, et notamment nos actionnaires individuels. C’est le moment très important où nous pouvons leur montrer tout ce que nous avons fait au cours des 12 derniers mois, toutes nos initiatives ; nous donnons des exemples très concrets. Nous rappelons les principaux vecteurs de notre développement, notre stratégie, nos perspectives d’avenir. Et puis aussi, c’est le plus important, nous répondons à leurs questions, qui peuvent être très diverses. C’est un moment incontournable.