ordres du jour, comptes rendus, questions d’actionnaires

La seule qui repose sur la présence effective à TOUS les rendez-vous des sociétés cotées : assemblées générales annuelles et extraordinaires, présentations de résultats semestriels et annuels, investor days

La veille de l'HebdodesAG

La seule veille qui repose sur la présence effective à TOUS les rendez-vous de 700 sociétés cotées en France et à l'étranger : assemblées générales annuelles et extraordinaires, présentations de résultats semestriels et annuels, investor days

L'invité(e) est :

Nicolas Rivard, Directeur de l’Innovation chez Euronext

« L’actionnariat familial représente environ 10% du CAC40 en 2016, soit environ 135 milliards d’euros investis. »

Euronext a publié le 30 Janvier, pour la première fois, une étude de l’actionnariat du CAC 40. Pourquoi ?

Offrir plus de transparence sur la détention du capital des entreprises est majeur pour les sociétés elles-mêmes, les investisseurs, les salariés, les régulateurs, et toutes les autres parties prenantes. Euronext, dont le mandat est de permettre aux marchés de capitaux de financer l’économie réelle, a souhaité contribuer à cet objectif.

Quelle a été votre méthodologie ?

L’étude analyse l’actionnariat des sociétés composant l’indice CAC 40 à la fin de chaque année, de fin 2012 à fin 2016, et s’appuie sur les données publiques disponibles et sur des données propriétaires mises à disposition par Factset et Morningstar. L’étude élaborée par les équipes du département Innovation d’Euronext a permis d’identifier environ 60 % de l’actionnariat des sociétés du CAC 40[1]. Les actionnaires ont été classés en 11 catégories. L’étude complète et les points clés de la méthodologie sont disponibles sur le site internet d’Euronext.

Cette étude met en évidence une légère croissance de l’actionnariat constitué des familles et des fondateurs : passage de 8,4% en 2014 à 9,3% en 2015 et 10% en 2016. Simultanément, vous soulignez un repli de l’Etat actionnaire, et des actionnaires individuels ; avez-vous observé un transfert de l’une à l’autre des catégories ?

L’actionnariat familial représente environ10% du CAC40 en 2016, soit environ 135 milliards d’euros investis. La part de l’actionnariat familial dépasse 20 % dans 10 des 40 sociétés du CAC 40. Le premier actionnaire du CAC 40 à fin 2016 en valeur est le groupe familial Arnault, avec 43 milliards d’euros, issus de sa participation dans LVMH. Celui-ci représente environ 3,2 % du CAC 40.

Non, nous n’avons pas observé de transfert entre les catégories. 
La baisse de l’Etat actionnaire est due essentiellement à la sortie d’EDF du CAC40 en 2015 puis au désinvestissement de la CDC et de l’APE dans certains titres jusqu’à 2016.
Le déclin des actionnaires individuels s’inscrit dans une tendance de fond depuis 2012. A périmètre constant, 13 sociétés parmi les 15 sociétés qui ont publié l’actionnariat individuel sur l’ensemble de la période ont vu une diminution des investisseurs individuels.

Avez-vous observé des spécificités sectorielles ?

La légère croissance de l’actionnariat familiale est également portée par l’augmentation du poids dans le CAC40 des sociétés dans le luxe et les biens de consommation depuis 2013.

Quelle est la prochaine étape ?

En nous appuyant sur la même méthodologie rigoureuse, et avec le soutien de Morningstar et Factset, nous avons l’ambition d’étendre le champ de cette étude à l’ensemble des sociétés du SBF 120, afin de couvrir ainsi plus de 85 % de la capitalisation boursière française.