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La veille de l'HebdodesAG

La seule veille qui repose sur la présence effective à TOUS les rendez-vous de 700 sociétés cotées en France et à l'étranger : assemblées générales annuelles et extraordinaires, présentations de résultats semestriels et annuels, investor days

L'invité(e) est :

Nicolas Marques, Directeur à l’Institut Economique Molinari

Directeur à l’Institut Economique Molinari

Nicolas Marques est directeur à l’Institut Economique Molinari, et directeur commercial adjoint Entreprises chez Amundi.

Diplômé d’EM Lyon et titulaire d’un Doctorat d’Economie à l’Université d’Aix-Marseille, Nicolas Marques commence sa carrière comme professeur d’économie à Sciences Po Aix-en-Provence. Puis il réalise une carrière bancaire, spécialisé en épargne salariale, chez Société Générale d’abord, pendant 7 ans, puis chez Amundi, depuis 11 ans. Il collabore avec l’Institut Molinari depuis 5 ans, comme chercheur associé puis depuis septembre 2018 comme directeur.

L’Institut économique Molinari (Paris-Bruxelles-Montréal) est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, fondé en 2003. Baptisé du nom de Gustave de Molinari, économiste et journaliste franco-belge, qui a œuvré toute sa vie à promouvoir l’approche politique économique libérale, l’IEM vise à stimuler l’approche économique dans l’analyse des politiques publiques, en proposant des solutions alternatives et innovantes favorables à la prospérité de l’ensemble des individus composant la société.

« Au total, les entreprises du CAC 40 ont payé 66 milliards d’impôt en 2016 »

Nicolas Marques,  vous nous présentez la première étude mondiale sur la contribution sociale et fiscale des entreprises, où vous êtes focalisé sur le CAC 40. Pour cela vous proposez un partage de la richesse entre états, salariés et actionnaires. Comment définissez-vous cette richesse à partager?

 

Nous avons créé, pour le besoin de cette étude que nous allons suivre dans le temps, un agrégat : le résultat courant avant dépenses de personnel. Cela revient à mesurer la richesse créée par l’entreprise après investissement mais avant dépenses de personnel, avant impôt,  et donc avant dividende bien sûr.

Cela nous permet de savoir ce qui revient aux salariés d’une façon ou d’une autre ce qui revient aux Etats d’une façon ou d’une autre, et bien sûr ce qui revient aux actionnaires

 

Vous mesurez 338 milliards d’euros de richesse telle que définie par cet agrégat en 2016 pour l’ensemble du CAC 40. Ces 338 milliards d’euros reviennent pour 71% aux salariés pour 20% aux Etats, Etat français et Etats étrangers et pour 9% aux actionnaires. Focalisons  nous d’abord sur les salariés comment se décompose la richesse allouée aux salariés

 

Les entreprises du CAC 40 ont des dépenses de personnel de 235 milliards en 2016, qui englobent les salaires, les dépenses de protection sociale et de formation. S’y ajoutent l’intéressement et la participation, à hauteur de 4 milliards d’euros, très développés en France mais aussi très développé par ces entreprises du CAC 40 à l’étranger. Enfin, les dividendes liés à l’actionnariat salarié représentent 1 milliard d’euros.

 

Si on zoome à présent sur les Etats, les Etats français et étrangers, il s’agit de l’impôt. Quels sont les impôts que vous avez analysés ?

 

On a essayé d’analyser le maximum d’impôts pour décrire le mieux possible la réalité. Quand on regarde un document de référence on voit bien sûr tout ce qui est lié à l’impôt sur les bénéfices, mais la réalité est plus complexe. Les impôts de production représentent selon nous 25 milliards d’euros sur le CAC 40 en  2016 en France et dans le monde entier. Les impôts sur le résultat, 28 milliards d’euros.  Également, et c’est un des apports de l’étude, nous avons pris en compte la fiscalité sur les dividendes, estimé à 10 milliards d’euros d’impôt sur les dividendes versés en 2016. Au total, cela s’élève à 66 milliards distribués par les entreprises du CAC 40 aux différents Etats, en France et dans le monde entier soit 20 % de la richesse qu’elles ont créés selon notre agrégat.

 

On ne trouve pas  dans votre étude la répartition entre l’Etat français et les Etats étrangers.

 

Vous avez raison, on adorerait l’avoir mais elle est très difficile à calculer. Cela reste  un chantier très important et très significatif. On sait que l’Etat français est significativement intéressé notamment au titre  des dividendes, mais avec les informations publiées nous ne sommes pas en mesure de faire une ventilation précise entre France, Europe et reste du monde.

 

Une question de transparence et de pédagogie donc pour les pour les entreprises du CAC 40. Enfin, vous mesurez la part des actionnaires dans cette richesse et vous l’estimez à 9% soit 32 milliards en 2016

 

Dans cette étude on s’est focalisé sur les dividendes perçus par les actionnaires. Pour être plus précis, cette partie ne prend pas en compte ni les rachats d’actions dans un sens ni les augmentations de capital dans l’autre, ni la plus- ou moins-value potentielle liée au titre.

 

 

étude est disponible sur le site de l’IEM :

http://www.institutmolinari.org/le-partage-de-la-contribution,3475.html