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La seule qui repose sur la présence effective à TOUS les rendez-vous des sociétés cotées : assemblées générales annuelles et extraordinaires, présentations de résultats semestriels et annuels, investor days

La veille de l'HebdodesAG

La seule veille qui repose sur la présence effective à TOUS les rendez-vous de 700 sociétés cotées en France et à l'étranger : assemblées générales annuelles et extraordinaires, présentations de résultats semestriels et annuels, investor days

L'invité(e) est :

Aldo Sicurani

L’Invité de l’Hebdo : Aldo Sicurani, Délégué général de la F2iC

 

Aldo Sicurani est Secrétaire Générale de la F2iC, Fédération des Investisseurs Individuels et des Clubs d’investissement créée en 1969. C’est une association indépendante à but non lucratif, est au service des actionnaires individuels, membres ou non de clubs d’investissement. En plus de 40 ans, ce sont quelque 3 millions de particuliers qui se sont formés à la Bourse avec son aide.La F2iC est un instrument de liaison et d’information pour les particuliers qui souhaitent se former et s’informer sur la Bourse seuls ou en participant à un club. Elle met à leur disposition un certain nombre de supports pédagogiques permettant de s’initier aux marchés financiers et à la formule du club d’investissement, son fonctionne-ment juridique, comptable et financier.La F2iC est et demeure, depuis sa création, une organisation con-sidérée comme représentative par les Autorités de Place et se trouve ainsi associée et consultée sur différentes questions liées au marché et à l’actionnariat individuel. A ce titre, elle fait partie de la Commission Epargnants de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Consciente du formidable réseau d’actionnaires individuels que représente l’ensemble des associations d’épargnants en Europe et dans le monde, la F2iC est membre de Better Finance et de la World Federation of Investors (WFIC) et siège à leur conseil.

AGF2iCCréée en 1969, la Fédération des Investisseurs Individuels et des Clubs d’investissement est une association d’actionnaires individuels. 3 millions de particuliers se sont formés à la Bourse avec son aide et 2 millions d’entre eux sont membres de clubs d’investissement soutenus par la F2iC.Elle édite ainsi un magazine d’information – [email protected] -, organise des réunions thématiques sur la Bourse et la vie des entreprises et met à la disposition des actionnaires et des clubistes des outils d’aide à la décision sur son site Internet, ainsi qu’un nou-eau réseau social d’informations financières, placedesactionnaires.comLa F2iC est membre de la Commission épargnants de l’Autorité des marchés financier et, à l’international, siège au conseil de la World Federation of Investors et de Better Finance.

Face à un dirigeant qui crée de la valeur, les actionnaires individuels adoptent d’autant plus massi-vement sa rémunération que les rapports annuels fournissent des renseignements profonds sur les modes de calcul

La pratique du versement d’acomptes sur dividende s’étend de plus en plus. Est-ce pour répondre à une demande des investisseurs ?

Cette année marque un tournant en effet, avec près du 1/3 des entreprises du CAC 40 qui le proposent aux actionnaires et une diffusion en hausse mais plus restreinte chez celles du Next 80.L’actionnaire individuel ne demande pas forcément l’acompte mais je constate qu’il en est satisfait. Quant aux institutionnels, je présume qu’ils doivent exprimer clairement cette demande aux sociétés pour qu’elles mettent en place des services d’acompte. En effet, qui dit versement dit sortie de trésorerie.En Europe, les entreprises versaient traditionnellement les dividendes dans les trois semaines suivant les AG de printemps. Il y avait des exceptions, telles EDF, Orange ou Total mais cette pratique n’était pas fréquente.

Comment expliquez-vous la forte baisse du mode de paiement en actions, inexistant chez les entreprises du NEXT 80 ?

La réticence vient plus des entreprises et des investisseurs institutionnels que des actionnaires individuels. Le dividende en actions a été proposé surtout lors de la crise de 2008, caractérisée par un manque de liquidités. « Cash is king » comme disent nos les Anglo-saxons et les entreprises se sont précipitées sur cette pratique qui leur évitaient d’utiliser leur trésorerie, d’autant que la loi leur permet d’offrir ces titres avec une décote allant jusqu’à 20 % d’un montant de référence, souvent avantageuse pour l’actionnaire. Les taux d’adhésion étaient à l’époque élevés. Prenons cette année l’exemple de Total qui propose le paiement en actions mais avec une décote en-deçà des 20 %, dans un marché financier aujourd’hui volatil. Il sera intéressant d’observer le taux d’acceptation des actionnaires de Total.Le très faible niveau des taux d’intérêt, comparé à celui d’il y a 9 ans, explique égale-ment le moindre recours à ce mode de distribution. Les entreprises, aux bilans solidifiés, se financent quasiment gratuitement aujourd’hui.Enfin, l’impact technique de la fiscalité est négligeable. Alors que les dividendes en action sont exonérés, une taxe de 3 % est prélevée sur les dividendes en numéraire. Dans leurs autorisations financières, les entreprises demandent moins que par le passé la possibilité de procéder à des rachats d’actions. Comment l’expliquez-vous ? Ce système est moins populaire en Europe qu’en Amérique du nord où les statistiques sur le Dow Jones montrent que la part du rachat est plus significative. Il s’agit peut-être d’un trait culturel. Pour les actionnaires européens, professionnels ou particuliers, c’est la règle du « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». Un dividende encaissé entre dans le portefeuille, alors qu’un rachat d’actions accroît le bénéfice par action mais pas forcément le cours de Bourse.

 

En quoi les attentes des actionnaires individuels diffèrent-elles de celles des sociétés de gestion ? se “professionnalisent-ils ?

Les 100 000 adhérents de la F2iC sont des investisseurs relativement sophistiqués qui gèrent eux-mêmes leur portefeuille. Cela dit, ils ne le sont pas plus qu’il y a dix ans, même s’ils ne sont plus exclusivement tributaires des conseils donnés par les médias financiers et ont à leur disposition des outils pointus et à la palette inouïe. S’en servent-ils à bon escient ? Sont-ils en mesure de bien sélectionner les sources d’information ? Ceux que je côtoie s’informent avec un minimum de sérieux mais la diffusion de soit-disant « bons tuyaux » s’est élargie avec les réseaux sociaux.

De l’enquête sur les attentes des investisseurs institutionnels parue dans le précédent numéro de l’Hebdo des AG, les rémunérations des dirigeants semblent devoir être le grand sujet des AG 2017. Retrouvez-vous la même préoccupation chez vos adhérents ?

Attention à la schizophrénie. Il existe toujours cette facilité à affirmer « les patrons sont trop payés » mais, lors des AG, face à un dirigeant qui travaille avec efficacité et crée de la valeur, les actionnaires individuels adoptent d’autant plus massivement sa rémunération que les rapports annuels fournissent des renseignements profonds sur les modes de calcul. Les votes n’expriment pas de véritable contestation sur le montant des rémunérations.Et, parfois, les débats sur les rémunérations masquent d’autres enjeux. Je pense ainsi à l’opposition exprimée à la rémunération de Thierry de la Tour d’Artaise lors de l’assemblée générale 2011 de SEB, une entre-prise dont l’actionnariat est familial. Il a existé plus de maladresses que d’abus. Les actionnaires ont conscience que les chefs d’entreprise français ne sont pas outrageusement payés par rapport à leurs pairs.Cependant, le législateur s’est emparé de ce sujet, parfois de façon comminatoire et cela ne concerne pas que la France. D’autres pays considérés comme de tradition très libérale, telle la Suisse, ont adopté des textes stricts, liant le conseil d’administration au vote de l’assemblée générale. Vous remarquerez que les contestations sur les rémunérations des dirigeants sont nées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, sans que cela n’entrave une explosion de leurs montants, acceptée par les actionnaires. La transparence, c’est bien, j’ai plus de doutes sur l’impact de la transparence.

La Fédération des actionnaires individuels et des clubs d’investissement vient de lancer le réseau social “Place des actionnaires”, ouvert à tout investisseur et émetteur, mais aussi aux blogueurs et journalistes financiers. A quel besoin répondez-vous?

L’objectif de placedesactionnaires.com est de réconcilier le monde physique de l’investisseur physique avec le monde virtuel et d’amener les actionnaires dans un lieu unique où ils disposeront d’une information diversifiée et auront accès à la source de l’information.Actuellement, l’information est traitée puis diffusée par des commentateurs d’horizons divers –presse généraliste ou spécialisée, sociétés de gestion, agences de communication… S’y ajoutent les commentaires de commentaires. placedesaction-naires.com tient compte de cet état de fait sans le critiquer mais donne l’origine de ces commentaires. Un exemple, la publication des résultats annuels de L’Oréal qui entraîne à son tour la publication de commentaires.