L’édito de Bénédicte Hautefort 171

Ce début de printemps 2018,  l’Hebdo des AG publie comme chaque année un panorama des candidats administrateurs pour les AG 2018.

Nous avons, cette année, entrepris l’analyse des ordres du jour d’assemblées générales en redoutant presque de n’y trouver que des candidats administrateurs hommes, maintenant que toutes les entreprises ont rempli l’obligation de la loi Copé Zimmermann (40% de femmes administratrices).

Soulagement ! Les entreprises ont en fait passé non seulement le cap des 40% d’administratrices, mais le cap de la diversité tout court : la proportion de femmes n’est plus un sujet. Elles présentent à quasi-parité (42% ) des candidats et des candidates, alors même qu’elles n’y sont plus « obligées » par la loi. Après les assemblées 2018, un Conseil d’Administration sur cinq sera constitué à parité d’hommes et de femmes – comme dans la vie courante, en d’autres termes. Un succès français qui s’exporte : la Belgique a déjà emboité le pas.

Que recherchent aujourd’hui les entreprises ? Un Board qui fonctionne comme un vrai groupe de travail. 2018 se caractérise par la réduction du nombre d’administrateurs, une vraie révolution, aussi structurante que la féminisation de ces mêmes instances. Réduction du nombre signifie en effet regain de travail et de responsabilité pour chacun, complémentarité accrue, soin extrême apporté au choix des personnalités qui composent le Conseil.

Diane Segalen, notre Invitée pour commenter les résultats de cette étude annuelle, le souligne : la France est en avance sur ces questions de diversité, et pas seulement. C’est l’ensemble de la dynamique de nos Conseils qui fait école dans les pays voisins.

B.H